top of page

Demain j'arrête, c'est sûr ! - Semaine 1

Dernière mise à jour : 8 avr.

Combien de fois j'ai dit cette phrase ? Des milliers !

Et à chaque fois, j'y croyais vraiment. Mais j'ai replongé, systématiquement.

A la fin, je me suis persuadée que je n'étais pas accro. Bah non, pas moi la naturopathe avertie, formée et consciente des aliments du monde moderne.

Eh bien si ! Comme 3/4 des français, moi aussi je consomme trop de sucre.


Le regard de la détermination :)

Alors j'ai décidé qu'il fallait que ça change. Qu'il fallait que je sois en accord avec tous les bons conseils que je délivre à mes clientes. Parce que oui, moi aussi parfois la tablette de chocolat ne me résiste pas ou bien le paquet de chips qui m'appelle dès que j'ai terminé ma journée de travail... Ce n'est pas systématique, mais, pour moi, ça l'est de trop.




A travers ce blog, je vous livre mon parcours pour arrêter définitivement le sucre et ne jamais y revenir. Cela relève de mon expérience, je connais mon organisme et ma vitalité. Évidemment, ce blog n'est en aucun cas, un recueil de conseils. Si vous souhaitez entreprendre ce genre de démarche, je vous recommande vivement de consulter un médecin ou tout autre professionnel de santé (surtout si vous avez une pathologie et/ou êtes sous médicaments) et un naturopathe, pour vivre au mieux cette transition.


Cela étant dit, voici un récap de ma première semaine. Je débute le 1er avril et non, ce n'est pas une blague !


Dimanche 31 mars 2024 :

Le week-end de Pâques touche à sa fin. J'ai reçu ma belle-mère plusieurs jours à la maison, nous avons mangé des plats plus riches que d’habitude. Je mange quelques chocolats au lait des enfants, sans grand enthousiasme mais comme si j'avais un besoin de "drogue". Puis vers 15h, je sens un coup de mou. Une grosse envie de dormir. D'ailleurs, je crois que j'aurais pu aller me coucher et dormir jusqu'à 18h sans problème.

A cet instant, je prends une nouvelle fois conscience que ce mode de consommation ne convient pas à mon corps, ni à mon esprit. C'est décidé, demain j'arrête le sucre !


Lundi 1 avril 2024 :

Je prends les choses en main et me met en cuisine. Je ne laisse pas de place à Monsieur car je ne veux pas qu'il cuisine des plats trop chargés.

Au menu : crudités, légumes et protéines. Rien de plus pour moi. Pour mon conjoint et les enfants, le repas contient des féculents et céréales.

A la fin du repas, je me sens bien, le ventre encore souple et avec une bonne énergie. J'en profite pour lire un bouquin sur la thyroïde le temps de la sieste des enfants.

Je n'ai pas ressenti le besoin de prendre un goûter, pas de fruit, rien. Cool.

Le soir, par contre, c'est une autre histoire. J'ai comme un besoin de me jeter sur un truc sucré ou très salé (mais je ne le fait pas). Nous mangeons plus tôt, et ça me convient beaucoup mieux. Je rajoute dans mon plat deux cuillères à soupe de millet en plus des crudités (une endives) et des légumes cuits. A la fin du repas, j'ai encore beaucoup d'énergie et je commence à prendre conscience dans mon corps et dans ma tête des bienfaits de limiter le sucre...

Monsieur me propose des chocolats que je refuse. L'histoire commence.


Mardi 2 avril 2024 :

Au réveil, j'ai le palpitant qui s'agite et j'entends mon cerveau qui me dit. Tu es bien certaine que tu vas réussir à tenir avec une alimentation lowcarb et sans sucre raffiné ? Et puis il rajoute : et si tu te sens pas bien, avec les enfants à gérer toute seule tu vas faire comment ?

Ni une, ni deux, j'informe mon cerveau que tout va bien. Que je n'ai pas besoin de céréales, de pain et de farine blanche pour vivre et que mon corps saura trouver l’énergie ailleurs. Je souffle, je fais de grandes respirations et c'est parti !

Des œufs brouillés le matin > énergie folle après.

Le midi, crudités, légumes cuits et du fromage puis une pomme.

Arrivée à 16h, pas de coup de barre, je me sens bien et m'en fait la réflexion.

Au travail, je suis concentrée, efficace, j'ai les mots justes lorsque je suis en rendez-vous client. Un vrai plaisir !

Pas de périscolaire ce mardi et pas de conjoint puisqu'il était en déplacement. J'ai géré les enfants seule (franchement, chapeau à toutes les mères / pères célibataires, vous êtes des guerrières !). Du coup, pour aller chercher mon grand à 16h30, c'est la course, je sens la poussée de cortisol qui commence et la chaleur qui m’envahit.

Évidemment, mon fils sort de l'école avec un gâteau (anniversaire d'un copain) et mange cette sorte de brownie au chocolat devant moi. Je reste stoïque, bien que nerveuse. J'aurais bien besoin de ma "dose".

Le soir, je sens la nervosité et l'agacement monter. Je suis à cran mais je respire. Et si je prenais un chocolat des enfants ? Un seul, un tout petit ? Mais non, je tiens bon.

Ce sera une tarte chèvre / poireau, tout maison. Pas de crudités, la flemme. Une pomme pour la note sucré, lavage de dents, une histoire et au lit tout le monde (ah ah, je vois que ça parle à certains par ici).


Mercredi 3 avril 2024 :

20h30. Recherche google : Quels sont les symptômes de la détox du sucre ?

Résultats : sautes d'humeur, anxiété, colère, maux de tête, fatigue, chute de tension.

Par contre il n'y a rien sur l'émotivité excessive !? D'ailleurs, si vous qui me lisez avez quelques infos à ce sujet, je prends !

J'ai été très émotive. J'ai regardé quelques minutes un feuilleton américain à ma pause. Une jeune femme a perdu sa maman, et j'ai versé ma petite larme.

Ce soir rebelote. Spectacle du périscolaire de mon fils. Il chantait en tablier de jardinier, tels les choristes sur le thème de la nature. Terrible pour mon petit cœur de maman en sevrage : est-ce qu'il n'y a que moi qui suis émue à chaque fois que je vois mes enfants "grandir" ?


Jeudi 4 avril 2024 :

La veille au soir déjà, je ne faisais pas ma maligne. Jour de déplacement professionnel, je me demandais ce que j'allais bien pouvoir manger. Je suis allée au Start West, un évènement pour les entrepreneurs qui recherchent des investisseurs. Entre 2 sessions de pitch on avait accès à quelques collations du genre croissants, brioches... ça donnait le ton du repas du midi.

Finalement, j'ai réussi à manger une verrine avec des légumes, quelques toasts sans trop de pâte feuilletée, un mini bol de risotto aux asperges et en dessert, une brochette de fruit. Un bilan pas si mal et frugal.

A la fin de la journée, j'étais épuisée. MAIS ! Pas de coup de barre après manger et ça, c'est très appréciable.


Vendredi 5 avril 2024 :

Plus d’œufs dans le frigo. Il faut que je fasse les courses, c'est ma "tâche" à la maison mais souvent j'attends d'être devant le fait accompli pour y aller. Du coup, j'ai pris de l'emmental (3-4 morceaux) et une chicorée, puis je suis partie au travail. Pas de frustration, je pensais, mais non.

Le soir, l'activité sportive de mon fils a été annulé. Nous avons pu manger plus tôt : tarte courgettes et poivrons (entre temps j'ai racheté des œufs) et fromage de chèvre. Accompagnée de carottes râpées, une pomme et c'était dans le sac.

J'aime bien les tartes. C'est un repas fourre-tout, complet, c'est relativement rapide et toute la famille s'y retrouve (même ma fille qui rechigne férocement à manger des légumes - à mon grand désespoir).

En plus, je fais la pâte maison avec de la farine d'épeautre et de la farine de sarrasin à 50/50. C'est top, l'indice glycémique n'est pas trop élevé et "ça tient au corps". Chacun y met ce qu'il veut, un appareil avec 2 ou 3 œufs + crème de coco et quelques épices et le tour est joué.


Samedi 6 avril 2024 :

Pour faire plaisir à ma belle-soeur, je suis allée à une réunion de type "tupperware", sauf que là, c'était pour les produits ménagers. Je n'aime pas ce type de réunion car je suis assez minimaliste, et encore plus pour les produits ménagers. Déjà, je les fais moi-même et j'utilise du vinaigre blanc et un petit chiffon pour à peu près tout donc je ne me sens pas concernée. ça fait 4 ans qu'elle me demande d'assister à ces ateliers, j'ai finalement accepté.

Le souci, c'est qu'après avoir vidé le porte-monnaie, il faut se remplir le ventre. Et là... petits feuilletés, pizzas et autres mets délicieux mais bien sucrés ont fait leur apparition sur la table. Heureusement, j'ai saisi l'occaz avec les radis et les carottes (pour les fibres) et des olives (pour le gras). Lorsque tout le monde est parti, j'ai pris une pomme et une clémentine, j'avais encore faim.



Je n'avais pas la sensation d'être contrainte ou frustrée mais clairement je savais que ce n'était pas suffisant pour que je tienne sereinement jusqu'à la fin de la journée.

L'après-midi, rendez-vous chez ma belle-mère. Évidemment, elle avait fait des crêpes pour le goûter des petits... (oh Sophie, oui une pomme c'est bien mais bon, il faut bien leur faire plaisir quand même !!). Ah, toute ma famille n'a pas encore bien compris mon engagement santé pour moi et mes enfants mais je persévère.

Les crêpes ? J'ai résisté. Par contre, la fine tranche de tarte aux noix de la veille... j'ai pas pu. Vraiment, j'avais faim, je me sentais fatiguée et donc j'ai mangé. Un peu, c'était vraiment une petite quantité mais oui, j'ai cédé. Cela m'apprend que si je n'ai pas assez d'énergie, le sucre ou le gras seront mes réconforts.


NB : Je précise qu'il y a toujours de quoi manger lorsque je suis invitée dans ma famille ou chez des amis. Étant donné que je ne souhaite pas imposer mes choix, mes expériences, je considère que c'est à moi de m'adapter à leur mode de vie et non pas le contraire. Il n'y a d'ailleurs aucun jugement de ma part, chacun fait absolument ce qu'il veut. Je partage donc toujours de grands moments de plaisir avec eux, même sans sucre !


Dimanche 7 avril 2024 :

Levée 6h pour une brocante (trop tôt). J'ai quelques vêtements d'enfants et des jouets à vendre. D'ailleurs, ça m'a renvoyé en pleine face les ajustements nécessaires pour arriver au minimaliste de ce côté là. Bref, c'est un autre sujet.

Pas de petit déjeuner protéiné. J'ai pris une banane et nous voilà sur le stand à vendre nos articles avec un certain pincement au cœur (oui, tu comprends, il était tellement beau dans ce petit pantalon chino et tu te souviens à quel point il a joué avec cette petite voiture ?) et aussi un grand soulagement de savoir qu'un autre enfant pourra passer de bon moment avec cette même petite voiture (et au passage, ça prend moins de place de stockage, soyons honnête).

15h, fin du stand. J'étais épuisée. Jusqu'au soir, j'ai eu beaucoup de mal à résister aux petits fours, gâteaux, crêpes proposés par ma belle-mère. Elle veut nous "faire plaisir" avec des pâtisseries donc elle cuisine toujours beaucoup lorsqu'on vient la voir.


MON BILAN DE CETTE PREMIÈRE SEMAINE :

Il est à présent temps du bilan de cette première semaine.

Je m'attendais à ce que ce soit plus "tendu", à ce que je sois plus "à cran" mais finalement, pas tant que ça (et en plus j'étais dans ma période - les filles comprendront).


Je vais commencer par détailler les points négatifs et ceux que j'ai eu plus de mal à réaliser :

  1. J'ai été très émotive. Bon, je suis assez sensible c'est vrai mais là... tout me faisait monter les larmes.

  2. Il faut que j'arrive à mieux anticiper mes repas du matin. Pas d’œufs dans le frigo et c'est un peu le drame quand même. La banane c'est bien mais je me régale tout de même beaucoup plus avec des œufs brouillés et un peu de ciboulette.

  3. Dès que l'on est invité, la seule boisson sans alcool et pas sucré qui semble disponible, c'est de l'eau (je ne bois plus d'alcool du tout depuis plusieurs mois). D'ailleurs moi non plus je n'ai pas anticipé ce point. Je le réalise seulement depuis ce week-end. La prochaine fois, je ramène mon jus de carotte :)

  4. Quand je fais un excès de légumes, j'ai mal au ventre. L'excès de fibres, sur un intestin un peu inflammé comme le miens, vient irriter les muqueuses et créé de l'inflammation et donc une douleur. Je sais donc les ajustements que je vais devoir mettre en place dans les prochaines semaines.


Pour les points positifs, ils sont finalement assez nombreux, même en une seule semaine :

  1. J'ai gagné en énergie ! C'est assez impressionnant. Je suis la première surprise de la quasi immédiateté de l'expérience.

  2. J'ai gagné en efficacité et je suis plus concentrée, plus longtemps. Dans ma vie professionnelle, c'est un atout indéniable.

  3. Ma famille n'a absolument pas fait de remarque sur mes refus et n'a pas insisté pour me faire manger une petite part de gâteau (oh, c'est pas ça qui va te faire du mal quand même !). Et en vrai, c'est cool. J'avais déjà préparé un discours pour me justifier, je n'en n'ai pas eu besoin.

  4. Amélioration du transit, efficacité prouvée. On le sait tous, plus on mange de légumes et plus le transit s'améliore (sur une personne n'ayant à priori aucun problème digestif, évidemment).

  5. Mes nuits sont de bien meilleure qualité. La plus grande différence se fait au réveil. Je me sens reposée. J'ai véritablement cette sensation d'avoir bien dormi. Je ne traîne pas en repoussant mes 3 réveils à la suite. Je me lève rapidement et je suis en forme.

  6. Je retrouve la sensation de faim. Je retrouve ce ventre qui gargouille et savoure d'autant plus les aliments.

  7. J'ai pris plus de distance émotionnelle face aux évènements. Alors bien sûr, je ne suis pas devenue Gandhi, c'est certain mais il est apparu plusieurs situations, notamment au cours du week-end, pendant lesquelles j'aurais sur-réagis. A voir si c'est un des effets du sucre ou pas ?


>> Un bilan, plus que positif pour moi où le seul "craquage" fût cette petite part de tarte aux noix qui contenait bien entendu du sucre. Je suis fière de moi. Je continue sur ma lancée, je continue à détoxifier mon corps le plus possible. L'idée de me libérer d'une substance néfaste et addictive me motive vraiment. Cela demande toutefois d'être assez rigoureux dans ses apports journaliers, ni trop, ni trop peu et c'est peut-être cela le plus exigeant pour moi.


N'hésitez pas à commenter et à aimer cet article pour soutenir mon aventure sans sucre.

Prenez soin de vous !



58 vues0 commentaire

Comments


Post: Blog2_Post
bottom of page